J'aimerais essayer de faire une description de moi.
Benjamin, Lou, mes Lui, mes Elle, tous mes précieux vont m'aider.
J'espère.
Je leur ai demandé. C'est dur de décrire les autres. Mais soi-même ...
C'est inimaginable. Mais pas infaisable.
Je pourrais faire un tableau : j'aime, j'aime pas.
Le même nombre dans chaque colonne. Je suis maniaque. Un peu.
J'ai les yeux bleus, pour être assortie au temps. Tout est calculé.
Je fais toujours des tas de projets, qui ne se réaliseront jamais.
A quoi ça sert sinon ?
Je ne sais pas organisé, je suis organisé, trop.
Je décide toujours au dernier moment. Je regrette tout le temps. En premier temps.
Je passerai ma vie sous l'eau, les yeux ouverts.
Je ne sais pas dévoiler, mettre un mot sur mes sentiments. C'est dur, pour les autres.
Pour moi aussi, mais c'est une habitude.
Je ne suis pas sentimentale.
J'ai quelque chose comme dix facettes. Ca dépend des gens.
Ca dépend de qui, de comment aussi.
Je suis compliquée, on ne m'a jamais cerné, je crois.
Petit à petit.
J'aime des choses différentes, je lis le Monde, Marianne, les Echos, le Tribune,
le Canard Enchaîné, l'Express, j'avale l'économie, le littérature tout tout tout.
Je suis autant passionnée par le communisme que par le capitalisme,
en quelque sorte.Une chose et son contraire, je suis dans les extrèmes.
Je déteste le français, je lis le Petit Prince et j'enchaîne Diderot, le dernier Jardin, et je retourne vers Hugo. Je lis tout, même si je n'aime pas. J'élimine, je n'arrête qu'à la fin.
Je critique tout. Tout le temps. Une fois fini.
Je regarde des films, des milliers, bons et mauvais, je ne m'arrête jamais.
Je pose des questions, toujours. Sans réponse, jamais.
Je mets des « si » partout. Un vie au conditionnel, c'est la mienne. Parfois.
Je visualise, on se moque de moi. On me donne un sujet, j'ai le résultat en 3D dans le tête
avant d'avoir commencé. Tout le temps.
Je suis une machine.
J'ai vu Henri Dès en concert.
Je chantais « j'ai reçu pan pan, j'ai reçu pan pan, j'ai reçu un beau tambour.
Et je joue quand quand, et je joue quand quand, et je joue quand il fait jour. [...] »
a tue-tête dans ma maison, avec mon microphone enregistreur vert, jaune et bleu.
J'ai peur des papillons. Je déteste les chiens, j'en ai deux.
J'ai huit chats. Bientôt sept. Crapaud va s'en aller.
Je donne des surnoms nuls aux gens que j'aime.
Benjamin sera Benni, Lou sera Patate, David n'en a pas et je ne sais pas pourquoi.
Je ne lui ai jamais dit à quel point il m'impressionne, je n'ai jamais dit à Alex, à Cléo,
à Pierre, à David, à Lou, à Caroline et aux autres à quel point j'ai besoin d'eux.
Je suis les autres, les autres sont un bout de moi.
Je l'écris, je ne pourrai jamais leur dire.
Je ne sais pas comment je peux le faire.
Je raconte des banalités, pour me décrire, je tourne en rond,
je ne peux pas me dévoiler, je ne sais pas comment on fait.
Je voudrais savoir ce que les gens pensent de moi, ils ne le disent jamais.
Je ne sais pas quoi rajouter.
Je ne sais pas ce que les gens se demandent sur moi.
Allons-y
