Elle était là. Là, comme ça.
Je ne sais pas, elle n'avait pas l'air de savoir non plus.
On était deux, là, sans savoir. Pourquoi pas?
Elle relève les yeux.
Ils sont grands, le monde entier pourraît y entrer,
on ne sait jamais.
Et pourquoi pas. Les pas raisonnent dans ma tête.
J'avance, j'arrive.
Je m'asseois à côté d'elle.
Elle ne tourne pas la tête, elle sourit.
Tout va bien, elle ne m'a peut être pas vu.
Je regarde devant, ce qu'elle voit.
Mes yeux sur le côté. Je la voit.
Elle me regarde maintenat. Je souris.
Elle a comprit, moi aussi. On est comprit. Enfin.
Un bouquet d'herbe. Pourquoi pas.
Des pétales au milieu, aussi.
Elle se lève, je la suit. Robotisé.
Elle avance, j'avance, elle regarde là, je la regarde.
Je suis un bout d'elle maintenat.
Un elle errant.
Elle le sait, je ne sais plus.
Elle me sait, c'est le mieux.
On est là, ici, au milieu de ça, au milieu d'eux.
Je vais mieux, elle est là.
Je lui parle. Rien ne sort de ma bouche,
du vent peut-être.
Ses cheveux ne bougent pas. Non.
Elle est là, je suis là. Elle n'est pas. Plus.
Tout s'envole, haut, là haut.
Je cours, je crie, je ris. Rien, rien, rien.
Elle est encore partie. Je reviendrai.
Demain ou hier c'est la même chose.